Vivre à Tromsø, en Norvège, en Scandinavie et en Europe du Nord
Il y a environ 200 ans, le 17 mai 1814, les Norvégiens signent la constitution qui leur garantit l’indépendance envers la couronne suédoise. Depuis lors, chaque année les Norvégiens célèbrent le 17 mai comme leur journée nationale.
S’il y a quelque chose de particulièrement intéressant dans cette journée nationale, c’est définitivement sa nature non militaire. La plupart de la parade est réalisée par des enfants, des étudiants ou encore des associations. Et le résultat de tout cela est une journée joyeuse et positive.
Comme vous pouvez vous y attendre, je n’ai pas été capable de me lever pour la première moitié de la parade qui était principalement consacrée aux enfants. Mais j’étais particulièrement curieux de voir une chose: la parade des russ!
Les russ sont les bacheliers participant à ce que l’on pourrait qualifier de cérémonie de passage du baccalauréat, nommée Russfeiring. Ils sont facilement identifiables à leur tenue et casquette qu’ils se doivent de porter durant toute la période de Russfeiring … sans jamais les laver cela dit.
Cette tenue peut arborer différentes couleurs:
- Rouge pour les étudiants étant formés pour des études supérieures
- Noir pour les étudiants en ingénierie
- Bleue pour les étudiants en affaires et en économie
- Verte pour les étudiants dans les domaines agricoles.
La Russfeiring peut durer jusqu’à un mois et se termine en apogée le 17 mai. Pendant cette période, les russ se doivent de réaliser certains gages qui leurs permettent de remporter des russeknuter (noeuds russ). Et bien sûr le mieux est d’avoir un maximum de noeuds ;)
Je n’ai pas pu résister à vous copier quelques exemples de gages de Wikipedia:
Voici quelques extracts de la liste des noeuds russ (et les récompenses associées):
- Répondre à chacune des questions qu’un professeur pose en lisant à void haute un magazine porno (image pornographique)
- Parler une autre langue que le Norvégien pendant une journée entière (un morceau de dictionnaire)
- Boire une bière aver deux tampons dans la bouche (un tampon)
- Commander un repas au McDonalds ou au Burger King sans utiliser de voyelles (une lettre de l’alphabet)
- Avoir un rapport sexuel protégé en plein air (une pomme de pin)
- Demander des conseils sexuels à la mère d’un de ses compagnons russ (une épingle)
Et effectivement j’ai eu l’opportunité de croiser (et d’entendre) pas mal de russ dans les rues de Tromsø. Certains dans leur van écoutant de la musique à fond, d’autres passant la nuit à faire la fête sur la plage, ou encore d’autres en train de pêcher dans les égouts… Et tous portaient cette tenue représentative des russ arborant le drapeau norvégien.
Leur parade est elle aussi véritablement intéressante. Tous sont dans un état d’ébriété plus ou moins sévère, mais ils restent néanmoins tous très enthousiastes.
Leur vans avancent lentement au travers d’une foule pleine d’entrain. On peut entendre de la musique venant de l’arrière des vans, suivis de près par les russ en train de chanter et de siffler. Ils distribuent des « cartes de visite » à la foule et les enfants se précipitent pour en récupérer un maximum car après ils pourront se les échanger. Il y a une véritable collection à faire avec toutes ces cartes! C’est un pur moment de gaieté partagé par des Norvégiens de toutes les générations. Il n’y a quasiment pas de surveillance policière et pourtant aucun incident. Je peux ressentir que tout le monde veut que tout se passe pour le mieux. Et tout s’est passé pour le mieux : pas de provocations, pas de disputes ou de bagarres, pas de négativité …
Un autre aspect intéressant était que la plupart des gens assistant à ce 17 mai portait des tenues de cérémonie (j’avais vraiment l’air d’un clodo ce jours là :s). Certains portaient une tenue traditionnelle norvégienne ou samie, d’autres étaient plus classiques et d’autres encore étaient carrément originaux. Le plus intéressant était le nombre varié de tenues traditionnelles norvégiennes et samies. Bleues, vertes, noires, … avec des broderies de toutes sortes. C’était un mélange incroyable de traditions et de couleurs auquel j’ai eu la chance d’assister et je n’ai pu m’empêcher de demander à ces personnes de les prendre en photo… Et c’est le moment exact de ma « carrière de photographe » où je commence à prendre des photos d’inconnus et à faire du portrait. Et je dois vous admettre que j’adore ça!
Ok, c’est un peu flippant au début. Je suis plutôt du genre réservé et le premier pas a donc été difficile. Mais une fois lancé, je réalise que la plupart des gens sont surpris et contents que l’on s’intéresse à eux et d’avoir leur petit moment de gloire. Bien sûr tu passes parfois pour une mec bizarre qui veut prendre en photo des jolies filles … ça m’est arrivé une fois en fait :). Mais la plupart du temps les gens sont contents d’être photographiés.
Après quelques portraits et autres photographies de groupe, une autre parade est sur le point de commencer: la parade militaire! Bon, en fait cela ressemble plus à une sorte de parade militaire pour les bisounours : les mecs sont tous souriants et ne portent pas d’armes… :). Elle est rapidement suivie par une parade de musiciens et d’associations: du karaté club au club des petits chiens à mémère en forme de boules (oui, ça existe vraiment!), chaque association de Tromsø a son petit moment de gloire.
On peut entendre des « Hurra! Hurra! » parmi la foule et la parade. A nouveau, tout le monde est heureux et guilleret (j’aime bien ce mot, il est rigolo! :P) et tout se déroule sans le moindre incident!
Généralement je ne suis pas fan de ce genre d’évènement et j’ai plutôt tendance à fuir les foules mais je suis vraiment content d’avoir trouvé pour une fois la motivation d’aller y assister. Malgré la foule, on pouvait facilement ressentir la joie et le respect entre les spectateurs. C’est ce genre de moments qui te fait simplement te sentir bien à la fin de la journée. Et si j’ai à nouveau l’opportunité de revoir cela un jour, je la saisirais sans aucune hésitation!
-julien
Appel aux armes! Nous sommes assiégés! Les vikings sont à nos portes pour piller nos biens, brûler nos foyers et violer nos femmes! Oh, attendez un peu … Je suis en plein rêve. En fait, pas vraiment. Après une première partie de la nuit à entendre les déblatèrements d’un gars bourré au travers des fins murs de bois de notre rorbu et une deuxième partie à dormir comme un mort, caché derrière un épais brouillard et une neige dense, un drakkar fait son apparition. C’est une très bonne surprise, le cliché parfait pour quelqu’un visitant la Norvège! Malheureusement, aucun viking dans ce drakkar, aucun viking avec l’habit traditionnel du viking j’entends, mais qui sait si le marin à bord n’en est pas un? :)
Après un petit moment à apprécier le temps neigeux dans ce mignon petit port de Ballstad, nous décidons de continuer notre voyage. Notre première étape est un port que l’on surnomme la « Venise des Lofoten » : Henningsvær. On dirait qu’on aime bien donner des noms de villes célèbres aux villes et villages norvégiens. Mais de même que pour la « Paris du Nord » (Tromsø), il n’y a pas vraiment de ressemblance entre Henningsvær et son homologue italienne. En fait un peu : cette ville est bâtie en partie sur l’eau, mais c’est tout. Malheureusement Henningsvær est envahie de restaurants et d’hôtels (qui sont bien sûr fermés en cette période de l’année), ce qui gâche un peu le charme de la ville. Mais quoi qu’il en soit, une petite promenade le long de ses quais et sous le soleil n’est pas pour nous déplaire :)
Les nuages sont de retour aujourd’hui et le soleil peut à nouveau jouer à cache-cache. Et là, il se cache! Alors nous reprenons notre bonne vieille habitude: nous retournons à la voiture et en route vers notre prochaine destination! Nous passons par Kabelvåg, ville qui peut être intéressante durant la saison touristique pour son aquarium, ses musées et ses galléries. Puis vient Svolvær, la capitale des Lofoten où nous nous arrêtons pour un café et pour réserver notre nuit dans une cabine d’un camping (oui on peut trouver un camping ouvert durant le printemps!). Puis nous fuyons (qui a dit que Svolvær était pas très jolie? :P). Nous prenons à nouveau le nord. La route perd de son intérêt, mais ce n’est qu’une question de temps. Après un petit moment les paysages tendent à devenir assez différents de ce à quoi nous avions été habitués. Les montagnes arides et la mer sont peu à peu remplacés par des montagnes moins imposantes (je n’oserais tout de même pas employer le terme colline) et d’infinis champs blancs. Sont-ce des champs ou des lacs sous ce manteau blanc de perfection? Un peu des deux je suppose. Quand tout à coup, quelque chose attire notre attention: Un mignon petit port perdu parmi les montagnes au milieu de nulle part. Il s’appelle Sildpollnes. Nous nous arrêtons ici pendant un bon moment. Le soleil est de retour et se reflète sur les sommets neigeux, nous donnant cette vision surréaliste de « bateaux de pêche dans les Alpes ». Cet endroit est vraiment merveilleux et il est difficile de s’en aller. Mais nous le devons.
Notre dernière destination de la journée est Laukvik. Ce n’est pas à proprement parler un village intéressant. Cependant il a la réputation en été d’être un parfait endroit pour pouvoir contempler le soleil de minuit. Nous décidons donc d’aller nous balader sur la digue, qui est probablement l’endroit le mieux placé pour profiter du spectacle. Maintenant nous comprenons. Tout à coup, c’est comme si nous nous trouvions à la fin du continent. La seule chose que nous pouvons voir derrière la mer est encore de la mer. Nous faisons face à la mer de Norvège dans toute son entièreté et le ciel lourd et gris qui nous domine nous donne cette ambiance oppressante d’un orage à venir.
Notre dernière destination de la journée est Laukvik. Ce n’est pas à proprement parler un village intéressant. Cependant il a la réputation en été d’être un parfait endroit pour pouvoir contempler le soleil de minuit. Nous décidons donc d’aller nous balader sur la digue, qui est probablement l’endroit le mieux placé pour profiter du spectacle. Maintenant nous comprenons. Tout à coup, c’est comme si nous nous trouvions à la fin du continent. La seule chose que nous pouvons voir derrière la mer est encore de la mer. Nous faisons face à la mer de Norvège dans toute son entièreté et le ciel lourd et gris qui nous domine nous donne cette ambiance oppressante d’un orage à venir.
La journée tend à sa fin. Nous commençons à fatiguer et faisons route vers le camping où nous avons réservé notre cabine pour la nuit. Mais les lumières sont si aguicheuses … Que fais-je? Je suis vraiment exténué … oui, mais c’est si joli … Grrrrrr!
On n’a qu’une vie : Je dois aller prendre des photos ce soir. Il s’agit de notre dernière soirée dans les Lofoten pour Dieu sait combien de temps! Je dépose Céline à la cabine, remonte dans la voiture, monte le volume de la sono et prend la route au hasard afin de trouver un endroit intéressant pour mes photos. Je me sens comme un ado qui vient d’avoir sa première caisse, écoutant la musique a donf avec les fenêtres ouvertes, à la seule différence que les miennes sont définitivement fermées. ;)
Au plus je conduis, au plus les lumières deviennent intenses. Si je trouve un bon spot, ça va devenir vraiment intéressant. Et … Voilà! Un endroit parfait: Des montagnes, la marée basse, du sable et un nuage orangé qui se reflète sur des eaux calmes. Je gare la voiture sur le côté, prends mon matériel et cours dans la neige direction la plage. La neige entre dans mes chaussures. C’est froid et désagréable, mais je m’en fiche. Je marche dans des flaques d’eau de mer. L’eau rentre aussi dans mes chaussures. C’est aussi froid et désagréable. Mais je m’en contrefiche! La seule chose que j’aie actuellement à l’esprit est : « Comment tirer la meilleure photo de tout cela? » — et aussi : « Ho mince, j’espère que je ne vais pas m’enfoncer dans des sables mouvants! » ;). Quelques clics plus tard, une fois que l’excitation est redescendue à un niveau raisonnable, je prend enfin le temps de me concentrer et de composer correctement ce que je souhaite.
Je suis plutôt satisfait de ce que j’ai vu et de ce que j’ai dans mon boîtier et retourne à la voiture après environ une heure de photo (ou plus? Je ne me rappelle pas vraiment, les lumières sont si différentes ici). Cependant, sur le chemin du retour je ne peux m’empêcher, malgré la fatigue et les pieds gelés, de retourner mettre mes chaussures dans la neige et de prendre de nouvelles photos de ces somptueuses lumières du soleil déjà couché. Jusqu’à ce que mon corps et mon estomac m’ordonnent : « MAINTENANT TU T’ARRETES! ». Oui m’sieur … :(
Et voilà, c’est la fin de la saga Påske i Lofoten (Comment ça? Non ce n’est pas prétentieux d’appeler ça saga :P). J’espère que vous l’avez apprécié autant que j’ai adoré l’écrire. Si vous avez des questions ou autres remarques à propos des photos, des endroits ou de quoi que ce soit, n’hésitez pas. Même si je ne suis pas un spécialiste des Lofoten, je serais ravi de pouvoir vous aider autant que possible.
A plus!
-julien
Ce matin, mon réveil n’a pas sonné … comme d’hab. Je suppose que j’ai vraiment un problème avec les réveils! Cependant, je me suis tout de même levé comme un grand autour de 6h30. Un coup d’oeil rapide à la fenêtre et me voici parti vers la voiture. Je me rappelle de cet endroit découvert hier d’où je pourrais faire un panoramique sympa du village de Å. Et je suis chanceux : cette matinée est somptueuse. Les quelques nuages restants sont colorés de cette lueur orangée du lever de soleil et le village, protégé par sa montagne, est lui aussi baigné de ces lumières chaleureuses. Inutile de préciser que pour compléter le tout, le son des joyeuses mouettes et l’odeur du poisson qui sèche sont aussi de la partie!
De retour à notre chambre, nous engouffrons un rapide petit déjeuner et quittons ce magnifique abri en bois. Le premier lieu que l’on visite se nomme Reine. Le guide nous le décrit comme le plus beau village des Lofoten. Je ne suis pas d’accord. Pour moi, ce village n’a rien de spécial si ce n’est sa situation avantageuse: entouré de montagnes et le long de la mer. Il s’agit bien sûr d’un endroit à visiter si vous passez par ici, mais si vous le ratez ne paniquez pas, il y a des tas d’endroits plus jolis! ;)
Aujourd’hui n’est pas vraiment une super journée pour la photo. Le soleil est trop lumineux et on peut seulement voir quelques nuages solitaires. Cependant il s’agit d’une journée magnifique pour simplement profiter du soleil.
Nous faisons ensuite chemin vers Sund, un mignon petit village de pêche perdu entre les montagnes où nous profitons d’un rapide casse-croûte le long de la mer. Non, je ne ments pas! Entre les montagnes ET au bord de la mer. Hé, on est aux Lofoten là! ;). Et avec une telle journée, nous n’avons qu’une envie: ne rien faire d’autre que de profiter de la chaleur du soleil!
Après un agréable moment, nous décidons néanmoins de quitter ce village et de nous diriger vers Unstad et Eggum. La route est plutôt longue. Unstad n’est pas un endroit spécialement intéressant mais dès que l’on arrive à Eggum, de vieux souvenirs remontent. Il y a 5 ans nous avions campé ici même sous le soleil de 11h (du soir) … et nous avions été réveillés par un stupide — est-il réellement nécessaire de le préciser :) — agneau appelant sa mère durant des heures. Inutile de préciser qu’elle ne se trouvait qu’à quelques mètres de lui, de l’autre côté de la butte…
Après cette petite promenade pleine de souvenirs, nous retournons vers le sud. Nous avons réservé pour ce soir une rorbu à Ballstad, un autre village de pêche avec des tas de rorbuer rouges. Mais c’est une histoire que je vous conterais la prochaine fois! :)
A suivre…
-julien
J’ai réglé mon réveil à 5h du matin … mais il n’a pas sonné (comme par hasard!). Cependant, j’étais si excité à l’idée de photographier les lumières du lever du soleil que je me suis naturellement réveillé vers 8h (ok, ce n’est pas 5h, mais le fait de me lever naturellement à une telle heure est assez exceptionnel!). Mais un rapide aperçu à la fenêtre de notre chambre de bois me convainc de retourner immédiatement me coucher pour 2h de plus.
10h00: nous nous levons et prenons un rapide petit déjeuner avec nos potes allemands. Le temps se dégage, puis se recouvre, puis se dégage à nouveau … On dirait qu’aujourd’hui aussi il sera instable (cool!). Après un dernier au revoir à notre hôte pêcheur, nous empruntons la route vers Leknes afin de trouver un office de tourisme ouvert … Mais tout est fermé. Tout! C’est quelque chose qu’il faut savoir quand on prévoit de visiter les Lofoten en dehors de la période touristique. Et plus particulièrement pendant la période de Pâques durant laquelle, en Norvège, les vacances sont sacrées!
De retour sur la route principale, nous profitons à nouveau des paysages. Nous sommes entourés par des montagnes escarpées et enneigées, tombant directement dans l’océan. Quelques rorbuer (vous vous rappelez? Ces cabines de pêcheurs typiques) ici et là nous laissent imaginer comment la vie devait être ici avant que les voitures et l’électricité n’arrivent; quand les gens vivaient de leur pêche du jour et jouissaient d’une vie dure, mais simple. Quand tout à coup, un souvenir me revient à l’esprit. Cette route, cette vallée, ces fermes et ces montagnes … Je suis sûr que je les ai déjà vus auparavant, lors de notre voyage de 2007. Quelques kilomètres plus loin, je suis conforté dans mes pensées: nous sommes déjà venus ici! Il s’agit d’un petit village appelé Vikten qui comporte en son sein un musée d’objets de verre. Le village en lui même n’est pas spécialement intéressant, mais l’endroit où il est situé est à couper le souffle: d’épais nuages enrobent la montagne et le soleil se bat dans le but de pouvoir fournir quelques uns de ses rayons à la forte mer hivernale. Des côtes brutes, des plages de sable, de gros nuages, un soleil en plein combat, des montagnes, … C’est un endroit parfait pour prendre quelques photos, qu’en pensez vous? ;)
Je dois admettre que cette session photo a été plutôt coriace. Après m’être enfoncé dans la neige jusqu’aux genoux, le sable aussi a prévu de me jouer des tours. Ce gros malin s’était mélangé avec de la neige fondue. Je ne le vois pas, mais je peux définitivement le sentir: l’intérieur de mes chaussures est détrempé… Néanmoins, cet endroit est si incroyable que cela ne m’empêche pas de continuer. Je dois aller plus près, encore plus près, afin de trouver la meilleure composition possible. Mais plus près signifie aussi plus de risques… Risque de me faire asperger par les vagues s’écrasant contre les rochers alentours, mais aussi risque de me faire emporter par ces mêmes vagues. Je décide de les prendre tout en restant néanmoins raisonnable. L’excitation peut nous mener (en tant que photographes) a des situations dangereuses et la mer n’a pas vraiment l’air d’être d’humeur à tolérer la moindre erreur aujourd’hui. J’inspire donc un bon coup, prends position et photographie. Mais dès qu’une grosse vague approche, je m’enfuis. Je répète cette même parade quelques fois, puis change d’endroit et reprend ma parade à nouveau. Encore et encore … Et au final je suis assez satisfait du résultat!
Après un casse croûte dans la voiture, nous continuons notre route vers Nusfjord, un petit village avec des tas de rorbuer. Ce lieu est probablement trèèès touristique en été et on dirait que ces rorbuer ont été construites récemment (ou du moins rénovées). Nous nous baladons de rorbu en rorbu, traversant de petits ponts de bois. Ce fut assez amusant car ces ponts étaient recouverts d’une couche de neige plutôt … comment dire … EPAISSE! Et tout à coup nous découvrons ce comportement typique des Scandinaves: les clés des rorbuer sont … sur les serrures! Quoi? Qui a dit qu’on aurait pu passer la nuit ici gratis? Bon j’avoue que ça a été tentant car ces cabanes ont vraiment l’air super confortables! ;)
Cette visite fut rapide, mais nous avons la chance de trouver un café ouvert, dans lequel nous rencontrons … nos potes allemands! On dirait bien qu’il n’y a pas mille chemins pour visiter les Lofoten! Réchauffés, nous décidons de retourner à la voiture et continuer notre voyage. Il neige à nouveau. Plus que jamais. C’est calme, reposant. L’odeur de la mer ajoute ce petit plus qui fait de ce moment un moment mémorable et magique.
Le ciel est blanc. La route est blanche. Nous sommes entourés de blanc. Heureusement, des bâtons rouges sont placés le long de la route. Autrement il serait impossible de savoir si l’on roule bien sur la route!
Nous prenons désormais la direction de Ramberg où nous devrions trouver une jolie plage de sable. Ici, pas après pas, nous marchons sur une neige qui devient peu à peu sable. Le seul son que l’on entend est une douce mélodie chantée en choeur par une douce brise et par la mer. A l’horizon, nous pouvons distinguer d’épais nuages de pluie. Mais ici, maintenant, nous vivons un parfait moment de tranquilité. Nous ne partageons la plage qu’avec quelques oiseaux marins se reposant sur les rochers au loin ou jouant aux alentours. Une magnifique expérience de solitude. Mais comme vous l’avez probablement compris, le temps ici change rapidement et il ne suffit que de quelques instants avant que l’on n’aie à faire demi tour vers la voiture à cause de la neige. Encore. Mais nous avons accepté cette condition sine qua non afin de pouvoir profiter de toute la majesté de cet endroit.
En direction de Å (le dernier village des Lofoten avant l’océan Atlantique) où nous avons réservé une chambre pour la nuit, nous sommes encore une fois récompensés. Un sublime coucher de soleil se dévoile devant nous sur l’incroyable village de Sakrisøy. Une imposante montagne enneigée s’érige telle un géant nordique, protecteur de cette poignée de rorbuer jaunes. De chaudes et puissantes lumières percent à travers les épais nuages, derniers restes d’un orage passé, et se reflètent sur la mer, sous le village. C’est une vision d’un autre monde. C’est la magie norvégienne!
Quelques pas plus loin, une forte odeur de poisson se fait sentir. Mais bien sûr! Il y a du poisson en train de sécher ici… Des centaines, des milliers, … Non, plus que ça! Peut être des centaines de milliers de morues sont en train de sécher sur ces séchoirs de bois typiques. C’est incroyable. Au plus je m’approche, au plus l’odeur devient puissante. Mais je serais brave et vaincrai tous les périls afin de vous rapporter les meilleures images de Norvège! :)
Les Lofoten sont pour la Norvège un imposant port de pêche. Des tonnes de morue séchées sont pêchées ici et vendues à travers le monde. Les plus gros clients (à ce qu’on m’a dit, je n’ai pas vérifié) seraient l’Italie, pour la chair du poisson et l’Afrique pour les têtes. En effet, ces dernières sont riches en protéines et sont consommées sous forme de soupe ou utilisées pour fabriquer de la nourriture pour animaux. Par ailleurs, les Norvégiens sont friands des langues et des joues. J’en ai parlé à quelques uns de mes collègues et ils m’ont répondu à l’unanimité: « c’est excellent! ». Bon, ben on dirait qu’il va falloir essayer ça un de ces jours!
Dernière étape pour aujourd’hui, le dernier village des Lofoten: Å. Ce n’est pas tous les jours que l’on voit un village avec pour nom une lettre! Mais comme on dit, plus c’est court, plus c’est bon! Ha non? C’est pas ça qu’on dit? :P La couleur prédominante ici est le rouge. Le rouge des rorbuer. Ajoutez à cela une forte odeur de poisson et voici que Å devient un village intéressant! Il ne m’a d’ailleurs pas fallu longtemps avant de me trouver de nouveaux amis: des mouettes nichant sur une vieille usine abandonnée. Il est amusant de s’arrêter quelques minutes pour observer leur comportement. Elles vivent en couple et lorsque l’une d’elle s’en va pour aller trouver des bidules nécessaires à la fabrication du nid, l’autre le garde bien au chaud. Lorsqu’elle elle revient, l’autre mouette ainsi que toutes les mouettes à proximité se mettent à gueuler comme des dégénérées !
Après cette journée magnifique mais épuisante, nous nous relaxons avec en fond sonore les cris de nos chères mouettes norvégiennes se chamaillant. Nous rêvons de tous ces incroyables moments vécus aujourd’hui et nous endormons paisiblement.
A suivre…
-julien
Il y a 5 ans, pendant l’été 2007, avec Céline et Kioki — oui, notre voiture a un nom! ;-) — j’ai eu la chance de faire mon premier road trip à travers la Scandinavie. Nous vivions alors à Aix-en-Provence, nous avions donc dû traverser la France, l’Allemagne, le Danemark et la Suède avant d’atteindre en ce pays qui depuis lors est notre nouvelle maison: la Norvège. Il s’agissait alors de mon premier contact avec cette contrée nordique. Et depuis ce moment je ne cesse de me remémorer ce lieu iconique de la Norvège, ce lieu faisant partie des quelques paradis terrestres restants: les îles Lofoten. Et devinez quoi … C’est à seulement 400 kilometres de Tromsø!
Cette année, nous avions 5 jours de congés pour les vacances de Pâques. C’était donc l’occasion rêvée de louer une voiture et de re-visiter ces îles … et c’est ce que l’on a fait!
Jeudi matin, réveil matinal et difficile — vous verrez souvent cette phrase ici, les réveils sont TOUJOURS difficiles! ;-) –. Dehors, il neige à gros flocons. L’entrée est recouverte d’une épaisse couche de neige, que l’on doit déneiger. Nous partons récupérer la voiture, la remplissons avec notre bazar et c’est parti, le voyage commence … difficilement. Il neige tellement que nous discernons à peine la route. Cela continuera ainsi jusqu’à Bjerkvik où nous faisons une courte pause pour le déjeuner à Det Lille Kjokken. On m’a dit qu’il s’agissait du meilleur restaurant de burgers de Norvège. Mais on m’a aussi averti que des amoureux de la bonne bouffe française risquaient de trouver cela assez banal … et c’est ce qui est arrivé. Bien que leurs burgers ne soient pas mauvais, ils sont loin (mais alors loin) d’être aussi bons que ceux de Céline! :-)
Après les 3 heures de route et les 200 kilomètre parcourus de Tromsø à Bjerkvik, nous changeons à présent de cap et empruntons la E10, route principale qui nous mènera vers les Lofoten. Le temps devient très instable. D’un endroit à l’autre, il neige, puis le soleil se montre, puis il neige à nouveau… mais pour moi c’est super car il s’agit là du temps parfait pour le type de photographie que j’affectionne le plus. Quand les rayons du soleil luttent pour passer au travers des épais nuages, les lumières deviennent très intéressantes et ajoutent cet élément dramatique aux photos que je recherche tant. Ces 5 jours vont véritablement être intéressants!
200 kilomètres plus loin, nous arrivons enfin à Stamsund, un petit village de pêche (comme le sont tous les villages des Lofoten). Il est 19h00 … Oui, en Norvège, mieux vaut planifier son voyage en fonction de la durée d’un point A à un point B qu’en fonction des kilomètres! :-)
Nous partageons alors une rorbu, cabane de pêche typique de la Norvège, avec 3 Allemands en train de cuisiner une appétissante morue pêchée du matin par le propriétaire des lieux … Nous nous lançons à la poursuite du marin afin d’avoir notre part du butin mais malheureusement pour nous, nous n’avons pas réussi à le trouver assez tôt. Tant pis, peut-être la prochaine fois!
A suivre…
-julien
Ce week-end, pour l’anniversaire de mon chéri, j’ai décidé de concocter un plat typique norvégien: »Un ragoût de renne avec sauce à la crème ! »
Comme nous avons pu le voir dans l’article sur la fête nationnale des Samis et le précédent article sur les Samis, les rennes sont élevés uniquement par ces derniers. La production et la commercialisation de la viande de renne leur est donc réservée.

Néanmoins, il n’est pas difficile de trouver cet ingrédient indispensable à notre plat. Quasiment tous les supermarchés en vendent et je n’ai pas eu de difficulté à m’en procurer.
Assurons-nous qu’il s’agit bien de la viande tant recherchée:
Évidemment, mon norvégien est encore très limité. Mais j’en connais tout de même assez pour constater que les ingrédients sont composés de viande de renne (Reinkjøtt, kjøtt = viande), eau et sel.
C’est bon, je peux mettre ce sachet dans mon panier, j’ai mes 400g de viande de renne, de quoi préparer un bon plat!
Après une petite recherche sur Internet (merci Google Translate!), je découvre ce qu’il est écrit au-dessus des ingrédients, même si la traduction laisse un peu à désirer… :
« Viande de renne en tranche.
la viande de renne est coupée en fines tranches.
Sápmi – Laponie: Ici, le renne est au pâturage.
Le murmure du plateau, avec des paysages à couper le souffle, l’odeur de la végétation fraîche et sauvage.
La viande de renne porte en elle la saveur des plateaux. »
Hum, une petite introduction qui fait rêver et met l’eau à la bouche…
De retour à la maison, je découvre le contenu de mon sachet. En effet, il s’agit bien de viande coupée en tranches fines. C’est pourquoi le nom de ce plat est Finnbiff. Cela viendrait de l’usage de couper des fines tranches de viande et de les faire griller ou bien de les manger crues.
Celle-ci, très appréciée des norvégien, est plutôt simple à faire. Il faut faire cuire la viande avec des champignons et de la crème et l’accompagner de pommes de terre, légumes et ne surtout pas oublier la confiture d’airelles, indispensable à un bon nombre de plats norvégiens!
Cette confiture, plutôt aigre, convient mieux à ce plat qu’à une tartine beurrée! En effet, la viande de renne est plutôt forte. Elle s’apparente à ce niveau à du gibier et la confiture d’airelles l’accompagne à merveille, un vrai délice !
Nom norvégien de la confiture: « Tyttebærsyltetøy » (bær = baie, Tyttebær = airelle, syltetøy = confiture)
Un autre ingrédient typiquement norvégien que l’on se doit d’ajouter (mais que j’ai oublié, oups…) est le brunost (fromage marron). Je n’ai pas encore eu l’occasion d’y gouter, mais lors de mon prochain Finnbiff, je ne manquerai pas de l’ajouter !
Cela porte le nom de fromage (Ost) mais n’a pas le goût du fromage, c’est plutôt sucré et tout mou. Les norvégiens l’utilisent pour le faire fondre dans ce genre de plat ou sur des préparations sucrées telles que les gaufres!
J’ai réuni tous mes ingrédients, maintenant il s’agit de faire la recette:
Ragoût de renne avec sauce à la crème:
Sauce:
Préparation:
Faire cuire la viande de renne dans une grosse poêle avec les champignons, l’oignon et le beurre.
Quand la viande est cuite, verser la crème épaisse et la crème liquide, le sel, poivre, baies de genévrier et laisser mijoter un moment.
Rajouter une cuillerée à soupe de farine pour épaissir un peu la sauce.
Servir avec des pommes de terre, brocoli, … et surtout ne pas oublier la confiture d’airelles!
Et voici le résultat:
Servi avec un bon vin rouge, ce plat est délicieux! Le goût de la viande de renne est assez fort et s’apparenterait au gibier. Si vous n’avez pas de viande de renne à disposition, vous pouvez donc essayer de le faire avec du gibier ou même du bœuf.
Bon appétit ! ;)
-Céline
Nous vous avions déjà un peu parlé de cette population native des régions du Nord de l’Europe sur notre article à propos de leur fête nationale. Voici maintenant, en collaboration avec nos confrères blogueurs de chez Gluk, un résumé en images de l’histoire Sámie!
Les Sámis sont les habitants de Sápmi. Vous avez déjà probablement entendu parler de la Laponie, mais Laponie est le terme à connotation péjorative de Sápmi de même que Lapp est le terme à connotation péjorative pour Sámi. Sápmi regroupe les régions nordiques de la Norvège, la Suède, la Finlande et une partie de la Russie.
* Ceci est une ‘Gákti’ Il s’agit de la tenue cérémoniale des Sámis. Les motifs indiquent la provenance, le statut marital ainsi que parfois même la famille de la personne la portant.
En Norvégien, les Samis sont parfois appelés ‘Finn‘, d’où vient le nom Finnmark (la région la plus au nord de la Norvège). Le Finnmark est le seul endroit de Norvège où l’on dénombre plus de Sámis que de Norvégiens. Leur langage est aussi appelé Sámi, mais ici on devrait plutôt parler de langages. Tout devient beaucoup plus compliqué concernant les langages quand on est au nord de l’Europe! ^^
11000 avant JC: L’âge de glace touche à sa fin. De nouvelles possibilités s’ouvrent aux êtres humains pour vivre le long des côtes arctiques. Des tribus de chasseurs, pêcheurs et cueilleurs commencent à apparaître dans ces régions jusqu’à présent vierges de toutes traces humaines. Ils seront les premiers ancêtres de ceux que l’on nomme Sámis. Par conséquent, les Sámis sont considérés comme le peuple natif de ces contrées.
Au fur et à mesure que le temps passe, la culture Sámie semble prendre deux directions: les Sámis des mers, vivant de la pêche, et les Sámis des montagnes, vivant principalement de la chasse aux rennes.
1349 est une date importante au sein de l’histoire norvégienne. Il s’agit de l’année durant laquelle la peste noire décime plus de 60% de la population norvégienne. A cette époque, le régime quotidien des Norvégiens est à base de seigle et de blé, en partie importés du reste de l’Europe via les routes commerciales européennes.
Ainsi, la peste noire arrive du reste de l’Europe vers la Norvège par les tonneaux contenant blé, seigle et autres denrées. Les Sámis de cette époque, vivant principalement de la pêche et de la chasse aux rennes, ils sont donc moins concernés par cette épidémie que le reste de la population norvégienne.
Comme vous pouvez l’imaginer, après l’épidemie de peste noire, le revenu des impôts diminue drastiquement pour le royaume. Les Sámis (des mers) sont donc encouragés à récupérer les fermes abandonées (ce qu’ils continuèrent à faire jusqu’au XVIIIème siècle!). Ainsi grandit la population des Sámis des mers: de nos jours, la population des Sámis des montagnes ne représente qu’environ 10% des Sámis.

Les Sámis des montagnes quant à eux, du fait de leur mode de vie nomade, sont contraints de payer des taxes … à tous les pays qu’ils traversent! Ce qui ne les aide pas vraiment à prospérer.
Au début du XVIIème siècle, la colonisation du nord de la Scandinavie démarre. Les colons sont principalement des fermiers, mais leurs pratiques entrent en contradiction avec le mode de vie Sámi. Certains colons s’y adaptent et certains Sámis s’adaptent au mode de vie des colons, intéressés par ce que ces derniers produisent (maisons, beurre, lait, laine, …). Mais au final les activités des colons mènent à l’extinction de certaines espèces et à la destruction du mode de vie des Sámis, notamment de la chasse. Ce qui mène ces derniers à la famine. Pendant ce temps là ouvre en Suède la mine Nasafjäll. Les Sámis sont contraints d’y travailler sous peine d’être sévèrement réprimandés. Nombreux sont ceux qui s’échappent et par conséquent le gouvernement Suédois envoie ses troupes afin d’éviter que cela se reproduise…
A la fin du siècle, la colonisation de la Norvège du nord devient de plus en plus violente. Les pratiques polythéistes sont réprimandées et les sites sacrés et autres objets de culte comme les tambours Sámis détruits.
Au cours du XIXème siècle, la Norvège devient indépendante. Le gouvernement norvégien commence une série de reformes avec pour but l’universalité de la culture et de la langue norvégiennes. Par conséquent, le Sámi est proscrit des écoles et il est désromais interdit de vendre ou même de louer des terres à qui ne serait pas Norvégien. De plus, la christianisation continue de faire son chemin au travers des communautés Sámies. En 1852, à Kautokeino, se déroule l’unique révolte Sámie contre la politique norvégienne impliquant la mort d’hommes. Un excellent film à d’ailleurs été réalisé à ce sujet que je vous vous recommande vivement de le voir : La rebellion de Kautokeino.
Ce processus de « norvégianisation » devient de plus en plus agressif jusqu’à l’arrivée de la seconde guerre mondiale, renforçant de ce fait les idées d’indépendance et les liens communautaires chez les populations Sámies.
Après la seconde guerre mondiale, la pression sur les populations Sámies est relâchée, mais les changements mettent du temps à aboutir. En 1960, le droit des Sámis à préserver et développer leur propre culture est officiellement admis. Le Sámi est à nouveau étudié à l’école et des institutions sont mises en place.
Mais, en 1979, la construction d’un barrage hydro-électrique réveille de vieux démons. Un combat acharné contre les autorités norvégiennes s’en suit et aboutit à un « compromis ». En 1986, le drapeau et l’hymne national Sámis sont crées et en 1989 le premier parlement Sámi est élu en Norvège.
Ces dernières décennies, les Sámis ont gagné de plus en plus de droits. Bien qu’en théorie la cause Sámie soit sur de bons rails, la réalité n’est pas toujours rose. De nos jours, la plupart des Sámis vivent une vie « moderne » et ne sont plus considérés comme des « sous-Norvégiens ».
Mais la vie est bien moins simple pour ceux qui ont choisi de vivre de manière traditionnelle, les problèmes de cohabitation et environnementaux compliquant les choses… Mais ce sera peut-être le sujet d’un autre article! :)

Un énorme merci à Céline pour ces dessins qui déchirent! ;)
-julien
Sources:
https://en.wikipedia.org/wiki/Sami_people
http://boreale.konto.itv.se/history.htm
http://www.reisenett.no/norway/facts/culture_science/sami.html
http://en.wikipedia.org/wiki/Alta_controversy
http://en.wikipedia.org/wiki/S%C3%A1pmi_%28area%29
http://en.wikipedia.org/wiki/Sami_revolt_in_Guovdageaidnu
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